QUANDO STANNO MORENDO - PATER PAINTINGS III

FRÉDÉRIC DIART, ÉDOUARD PRULHIÈRE

EXPOSITION DU 4 JUILLET AU 8 AOUT 2010 




La peinture toujours…, depuis le geste du tout premier artiste, anonyme il y a quelque trente milles ans.
Pourtant déclarée morte dans les années 80-90, la peinture, défiant les époques et ses nouvelles technologies et ainsi ses nouveaux modes d’expression, révèle son  intemporalité, là encore et toujours, sans bruit ou avec fureur.
Poussée par des forces telluriques, la peinture renaît sans cesse de ses cendres, annoncées, consumées et du magma qui bouillonne sous ses couches.

Échappant au nihilisme de son auteur, il battait sous le carré blanc sur blanc de Malevitch un cœur immortel.
C’est pour rendre compte de cette "résistance"  de la peinture qu’Esox Lucius présentera cet été "Quando stanno morendo".
Résistance est sans aucun doute le terme qui colle le mieux au geste du peintre répondant, d’ailleurs, à la condition existentielle de tout individu face à la vitale tentative de maîtrise de la matière.
Le titre choisi par les artistes parle (ou se tait) de lui-même "Quando stanno morendo".
On peut lui imaginer la suite…, ce qui émergera bien vivant du dessous de la stèle de marbre que l’on avait sottement érigée à sa prétendue mort…









Lettre de F. Diart à É. Prulhière à propos de l’exposition.

"Il faudra, mon ami, se côtoyer, se confronter, puis s'accorder.
S'entendre, puis donner à voir.
Assignons-nous un dessein important : habillés d'ombres, traversons ensemble un temps de lumière.
Alors, mettons-nous à l'épreuve, et installons-nous à la table des négociations. Notre grand thème serait le drame du voir, et les effondrements successifs de nos éternités provisoires ; et cheminer. Encore cheminer. Toujours cheminer sans répit dans l'incertitude, non loin l'un de l'autre, épuisés de questions, nos esprits disloqués dans un étirement polysémique.
Quoi faire ? Et pourquoi ?
Nous savons que dans aucun lieu nos esprits se résigneront, mais il nous faut des espaces pour apaiser nos rages, et oublier de renoncer. Il existe bien un passage, non ? Là où nos incantations feront tomber une pluie de couleurs éloquentes qui consoleront quiconque voudra les voir.
Quoi faire ? Et pourquoi ?
Un lieu. Une occurrence.
Au moins avons-nous cette sensation apaisante que dans nos mutuels mondes peints, ce qui résonne au plus loin est ce qui nous touche au plus près. En cela, déjà nous nous rencontrons, déjà nous nous reconnaissons."

 
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